L’Art des Bâtisseurs


Des menhirs aux églises

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Depuis des millénaires, les besoins fondamentaux de l’homme n’ont pas varié : nourriture, santé et spiritualité. Qu’ils soient mages, hiérophantes, druides, chamans ou prêtres, des initiés s’étaient donné pour mission de maintenir l’équilibre du monde dans ses plans subtils afin d’assurer la prospérité sur le plan matériel. Ils ont mis au point une " machine " redoutable, le menhir. Connaissance intuitive et sensitive des lois universelles ou connaissance révélée, je n’entrerais pas dans le débat. Quoi qu’il en soit, le menhir est une " centrale énergétique " qui a l’avantage de puiser son énergie d’une source inépuisable, l’énergie cosmotellurique.

En plantant judicieusement des dizaines de milliers de menhirs à travers toute l’Europe, l’homme du néolithique a contribué consciemment à son propre développement. Il est difficile d’imaginer l’effet d’une géo-acupuncture à cette échelle, néanmoins il est permis d’imaginer les effets suivants : modification du climat en limitant les extrêmes, modification du régime des pluies, accélération de la croissance et augmentation de la fertilité. A cela s’ajoute des vertus thérapeutiques dont l’effet indéniable n’a pour l’instant pas trouvé d’explication scientifique. On sait pourtant que les menhirs émettent un rayonnement électromagnétique basé sur le principe des cristaux liquides. Ces ondes auraient des propriétés particulières sur le corps énergétique, sur les fréquences vibratoires des cellules et peut-être même sur l’ADN.

Avec l’avènement du christianisme, les menhirs et les dolmens ont été systématiquement renversés ou détruits. Les campagnes les plus virulentes contre ces " reliques du paganisme " ont été menées par Saint Martin et par Charlemagne. Tous les lieux présentant des qualités curatives furent " récupérés " en y implantant des calvaires, des chapelles et des églises. Il n’est d’ailleurs pas rare de retrouver un menhir ou un dolmen intégré à l’architecture du nouvel édifice. Quant aux autres lieux, ils ont été peu à peu oubliés.

Pour une santé physique, mentale et spirituelle

Ceux où l’histoire locale rapporte des guérisons miraculeuses ou des apparitions de la Vierge Marie sont toujours des lieux où les énergies telluriques sont intenses et multiples : courants telluriques, réseaux telluriques, eau souterraine, faille, magnétisme puissant, et parfois même de la radioactivité.

Et pourtant, ces lieux ont une propriété curative, car les énergies telluriques sont parfaitement équilibrées par les énergies cosmiques. Cet équilibre, né de l’harmonie du lieu, régénère l’homme dans son corps, son âme et son esprit et est une garantie pour sa santé physique, mentale et spirituelle. Si tout était si simple, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de médecin ! Hélas, le pouvoir des pierres n’agit que lorsque toutes les conditions sont réunies :

un lieu - un jour - un accord vibratoire.

Du lieu surgissent les énergies telluriques. Selon le jour et l’heure, les astres modifient la position et la qualité des réseaux telluriques ainsi que l’intensité et l’information véhiculée par le rayonnement cosmique. Les variations au cours d’une journée ou même tout au long d’une année sont faciles à obtenir par radiesthésie, il n’en va pas de même pour l’harmonie vibratoire. Elle dépend de nombreux éléments en relation avec notre nature sensitive, avec nos actions et nos pensées, par exemple, les qualités esthétiques, les couleurs, les matériaux, les symboles, les odeurs, les sons, les aliments, etc.

Une alchimie au service de l’Homme

Une église ou un temple est à l’image de l’homme, tous deux cherchent à concilier les aspects locaux (microcosme) avec les aspects universels (macrocosme), pour trouver leur place dans le cosmos. Un haut lieu sacré contribue à élargir le champ de conscience de l’homme et favorise ainsi l’accès à son être multidimensionnel. A travers lui, l’homme peut communiquer avec les esprits de la nature, les règnes inférieurs et les entités supérieures. Il accède à un non-temps, à la mémoire Akaschique, à la connaissance intuitive du passé et du futur. Il peut aussi développer des dons dits " paranormaux ".

Mais le rôle principal d’un lieu sacré et des rituels qui s’y déroulaient est d’ordre initiatique et alchimique. Ils donnaient un sens à l’existence et permettaient de passer avec conscience les différents âges de la vie. Plus que cela, les Anciens ont offert à ceux qui le souhaitaient et qui en étaient dignes, de faire l’expérience de leur rapport avec le Sacré et l’Univers, d’accéder à l’énergie infinie du Cosmos, additionnée du pouvoir de la Terre.

Je vous propose, à travers l’exemple de l’église de Grandson, quelques considérations sur la géométrie sacrée et le tellurisme. Ayez toujours à l’esprit que ces " disciplines " sont intimement liées.

L’église de Grandson

L’orientation

Bien qu’il n’y ait jamais eu de relevé archéologique, il est très probable que l’église a été bâtie à l’emplacement d’un sanctuaire chrétien primitif et peut-être même celte. Les murs d’une église antérieure sont d’ailleurs encore visibles dans la partie nord du transept. Le transept actuel, et certainement aussi le chœur de l’église primitive, sont orientés selon l’azimut 77. Cet angle de 77° par rapport au Nord, en direction de l’Est est appelé "onde d’Isis". Il est fréquent dans les édifices de cette époque, car il correspond à une direction privilégiée du point de vue énergétique.

L’édifice roman dont la construction a débuté au 11ème siècle a une orientation différente, légèrement décalée vers le Nord de quelques degrés. Il correspond à la direction du château de Grandson, située à 250m. Quant à l’angle donné par le mur d’entrée, sa perpendiculaire (l’axe de la porte d’entrée de l’église) pointe le Suchet, sommet culminant à 1588m d’altitude et ayant une certaine importance dans la tradition locale.

La coudée

Les bâtisseurs n’utilisaient pas le système métrique mais plusieurs sortes de coudées et de pieds. Les demi-colonnes des bas-côtés de la nef ont un diamètre d’exactement un pied romain, soit 29.5cm. Si de nombreuses pierres, colonnes monolithiques et chapiteaux proviennent d’Avenches, c’est qu’à l’époque de la construction, le niveau du lac était plus haut et ne formait qu’un seul grand lac. Elles étaient transportées du port d’Avenches à celui de Grandson par barge.

La géométrie sacrée

Le tracé régulateur, en plan et en élévation de l’édifice est basé sur le nombre d’or (Phi = 1.618) ainsi que sur le carré et sa division sacrée. Tous les éléments structurels ont leur position et leur dimension déterminées précisément par le tracé régulateur, tout en respectant les règles de la statique, mais sans les subir. La travée centrale de la nef a une largeur de 13 coudées et un espacement de 8 coudées, ce qui donne un rapport de 13/8 soit 1.625 valeur très proche de Phi. De même le centre du transept, par analogie avec le corps de l’homme, est situé à l’emplacement du nombril. Cette position respecte le nombre d’or par rapport à la longueur totale de l’église (d/e =Phi).

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La quadrature du cercle

Autre fait intéressant, la proportion du clocher est de 14/11, les initiés reconnaîtront la référence à la quadrature du cercle. Symboliquement le carré représente la Terre (4 éléments, 4 points cardinaux), le cercle représente le Ciel (unité, voûte céleste). Le passage du carré au cercle se traduit dans le langage architectural par la transition des colonnes à la coupole par des trompes, formant ainsi une base octogonale. Le chiffre 8 représente symboliquement le Christ, intercesseur entre la terre et le Ciel. Mathématiquement ou plutôt géométriquement, cette relation s’exprime par l’équivalence des périmètres entre le cercle dont le diamètre vaut 14 coudées et le carré dont la base vaut 11 coudées. Le rapport 14/11 vaut la racine carrée du nombre d’or ! En géométrie, cette relation est appelée " quadrature périmètrique du cercle ".

Le tellurisme

En ce qui concerne les réseaux telluriques, tous les éléments structurels sont " tenus " par un maillage de lignes Hartmann (en rouge), et un maillage de lignes Curry (en vert) qui épousent les déformations du bâtiment. Nous sommes en présence d’une église polarisée, c’est-à-dire que les polarités des lignes Hartmann passant dans les piliers ne sont pas les mêmes pour la rangée nord et pour la rangée sud. Pour des raisons liées à la géologie de cette région, les lignes Hartmann ne sont pas orientées parfaitement selon l’axe Est-Ouest et sont assez serrées.

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Un croisement de deux doubles lignes négatives crée un point d’abaissement vibratoire juste après l’entrée. Cet effet est exprimé par une paire de colonnes en granit à droite, opposée à une paire de colonnes en marbre à gauche. Les deux colonnes de la première travée sont à la fois différentes dans leur matière et non porteuses car accolées au pignon. Symboliquement, elles sont un rappel des deux colonnes du temple de Salomon, Yakin "puisse-t-il tenir" et Boàz "avec force". La position curieuse de cette première travée laisse à penser que l’édifice avait été conçu plus grand qu’il ne l’est actuellement. C’est possible, mais du point de vue tellurique aucune trace n’est détectée à l’extérieur de l’église. Les lignes telluriques correspondent bien à celles d’un édifice complet.

Les lavabos, formés de deux vasques taillées dans une seule pierre, sont situés dans la chapelle nord et le chœur. Ils coïncident parfaitement avec le passage des doubles lignes Curry positives.

Dans la partie sud du transept se trouve la fresque représentant la mise au tombeau du Christ. Sous le tapis, dans l’axe de la fresque, il y a une trappe en pierre qui donne accès à une fosse. Des rumeurs circulent sur la présence de salles enterrées et de souterrains ! L’examen des parois de la fosse et des joints des pierres ne révèle aucun passage muré. Il s’agit sans doute d’un ossuaire. Cette partie de l’église est sinistre, votre énergie est divisée par trois par la présence d’une mémoire des murs très négative. Et dire que c’est là qu’est donné le catéchisme !

Le point le plus énergétique est le centre du choeur car c’est l’aboutissement d’un vortex d’énergie (en bleu). Il figure sur le dessin sous la forme d’une spirale. C’est là que se trouvait l’emplacement originel de l’autel. Une bonne cheminée cosmotellurique est axée sur le centre du vortex et donne la dimension de l’ancien chœur en cul-de-four. Le vortex se transforme en un " cordon " qui suit un peu près l’axe de la rue et conduit jusqu’à la cours du château, où elle se termine par une spirale analogue.

Un premier "interrupteur" énergétique situé à l’extérieur de l’église permet de mettre en marche les liens géomantiques (lignes jaunes). En vous plaçant au centre du cœur vous sentirez les énergies arriver depuis l’entrée, au point de vous faire basculer en avant.

Un deuxième "interrupteur" permet de tirer l’énergie des courants telluriques et de mettre en marche le vortex. A ce moment là, vous vous mettez en légère giration dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Votre énergie vitale (biochamp) est multipliée par 10 ! Il est fréquent que vos yeux se brouillent et vous sentez la chaleur monter le long des jambes.

Voici ce que j’appelle une activation de lieu sacré. J’en fais la démonstration dans les visites que j’organise et je l’enseigne dans mes cours.

Le savoir-faire des bâtisseurs

Pour ceux qui en douteraient encore, les réseaux telluriques ont été modifiés par la pensée (action du 3ème oeil sur la matière) pour être adaptés à la structure du bâtiment. Les églises ont souvent été désacralisées en les affectant à d’autres activités humaines. Pire encore : le flot de touristes, les aménagements et restaurations successives pour rendre ces lieux ’’confortables’’ et modernes ont souvent irrémédiablement détruit l’équilibre énergétique.

Pour conclure

Les églises n’ont pas été construites pour nourrir notre être matériel, conditionné par le cycle ’’produire - consommer - mourir’’, entretenu par les pouvoirs en place, mais pour nourrir notre être spirituel.

L’étude géobiologique des lieux sacrés leur donne une nouvelle dimension. A force de patience, d’intuition et d’ouverture d’esprit, il est possible de faire des découvertes passionnantes. Chaque église est différente par le lieu et les intentions des bâtisseurs. Les éléments d’architecture peuvent généralement être lus à plusieurs niveaux : tellurique, énergétique, biblique et symbolique, car l’architecture de ces édifices est à l’image du vivant : interactive et complexe (à ne pas confondre avec compliquée).

Apprécier un haut lieu, c’est en ressentir les vibrations dans tout son être. Les accepter, c’est s’attendre à ce qu’elles réveillent en vous ce que vous aviez laissé de côté...

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Stéphane Cardinaux

Architecte EPFL

Praticien et formateur en géobiologie et bioénergie
spécialiste en bilan bioénergétique et électrophotonique GDV

info@geniedulieu.ch



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