La radioactivité


(JPEG)

Hiroshima, Three Miles Island, Tchernobyl. Ce dossier n’a pas pour but de vous faire peur ni d’entrer dans le débat sur le nucléaire, mais simplement de vous expliquer la radioactivité, les sources principales de radioactivité naturelle et artificielle ainsi que ses effets sur la santé.

La radioactivité

La radioactivité est la propriété des noyaux atomiques de perdre spontanément de leur masse en émettant des particules ou des rayonnements électromagnétiques.

La radioactivité peut avoir une origine naturelle ou artificielle découlant de l’activité humaine. Ignorant de la quantité de particules qu’il absorbe, l’homme n’en ressent pas davantage les effets, faibles mais cumulatifs, provoqués par ce rayonnement. La radioactivité a des conséquences somatiques et génétiques. Elle agit sur la santé en engendrant des maladies, voire même la mort, et par son action sur la descendance du sujet irradié.

Unités de mesures

(GIF)

Sources de radioactivité

(JPEG)

Le ciel et la terre

La plus lointaine des sources de radioactivité est évidemment le cosmos (le ciel). Le flux de particules provenant principalement des taches solaires et des explosions d’étoiles qui nous bombardent continuellement. La couche atmosphérique nous sert de bouclier. Toutefois une radioactivité de 40 mR par année se mesure tout de même au niveau de la mer, étant entendu que plus on s’élève, plus la radioactivité "cosmique" se révèle forte.

Autre source de radioactivité : les essais nucléaires, les accidents et les guerres atomiques. Cette fois-ci l’homme est irradié à la fois de l’extérieur, par les retombées, et de l’intérieur par les aliments irradiés qu’il consomme et par l’air qu’il respire. Les poussières provenant de l’extraction à ciel ouvert des phosphates contribuent pour une plus faible part à la pollution radioactive, certains de ces phosphates contenant en effet des éléments d’uranium 238.

Contre la radioactivité naturelle, l’homme ne peut guère se protéger.

Le radon

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, incolore et inodore.

Le radon provient de la désintégration naturelle de l’uranium 238. Il se trouve en forte concentration dans les terres qui contiennent de l’uranium (granit, schiste argileux, phosphate...) et aussi certaines terres contaminées par des déchets industriels qui proviennent de l’extraction de ce minerai.

Un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dénonce le radon comme un polluant de l’air. Le Comité International de Recherche sur le Cancer (ClRC) a classé le radon en "catégorie 1" : il a donc reconnu et défini ses effets cancérigènes.

Les matériaux de construction

On trouve communément dans la terre et minéraux du sol la chaîne des nucléides uranium-radium. II s’ensuit que radium, thorium, strontium se trouvent à l’état de traces dans le béton (silex et graviers), dans les plaques en roche naturelle comme les schistes et les granits et dans l’argile cuite des briques.Transportés dans les matériaux de construction provenant de carrières parfois soumises à l’irradiation, ces matériaux interviennent seuls ou conjointement avec la radioactivité naturelle du sol.

A ce jour, les matériaux de construction contrôlés en Suisse n’ont pas d’influence notable sur la concentration de radon. De manière générale, le facteur de risque dû à la radio-ionisation liée aux matériaux est faible si le renouvellement d’air est partout assuré.

Les activités humaines

Il apparaît utile en effet de dénoncer les matières radioactives contenues dans les objets usuels, en apparence inoffensifs.

Ainsi apprend-on que :

-  le carbone 14 dans l’encre des chèques permet d’en contrôler I’authenticité
-  le rouge et le jaune des émaux sont souvent fabriqués avec un peu d’uranium
-  les baguettes de soudure sont imprégnées de thorium 232
-  les cendres des manchons de lampes de camping gaz, dangereuses par inhalation
-  les crèmes de beauté au "plancton thermal" par la radioactivité des eaux
-  les écrans de télévision couleur diffusent aussi
-  les chiffres phosphorescents des montres et réveils sont à base de sels de radium, ils tendent à devenir moins nocifs aujourd’hui, le tritium remplaçant les sels de radium
-  les montres à quartz à cristaux liquides tellement en vogue à l’heure actuelle n’en présentent pas moins des dangers également

Et comment ne pas rester perplexe, quand il s’agit des domaines industriel et médical où se multiplient les appareils contenant des sources radio-actives ou générateurs de rayons X ?

Parmi les sources de nuisance, citons :

-  tous les appareils ayant une source scellée (petit tube fermé), les jauges d’épaisseur, de niveau, les viscomètres, les appareils de gammagraphie
-  les déchets de l’industrie électronucléaire
-  les appareils de dépistage par rayons X
-  la porcelaine de certaines dents artificielles renferme des composés d’uranium
-  des lentilles optiques contiennent de l’uranium et du thorium qui irradient le cristallin
-  les caméras-diagnostics après injection au patient de radioéléments (scintigraphies)

En conséquence, la radioactivité se révèle être presque partout et souvent là où l’on s’y attend le moins, là, semble-t-il, où il y a le moins à craindre, puisqu’il est question de progrès, un terme qui sécurise.

La radioactivité artificielle, celle provenant des industries nucléaires et des matériels médicaux à fins thérapeutiques, ne représente que de 20 à 25% de toute la radioactivité que nous subissons (la très grande majorité de cette quantité venant du domaine médical, l’industrie nucléaire ne fournissant qu’environ 1% de l’ensemble de la radioactivité que nous recevons).

Pathologies

Dès lors, comment se protéger de la radioactivité et plus particulièrement de celle créée par l’homme ? Il ne faut jamais oublier que l’irradiation radioactive est cumulative et qu’elle peut être meurtrière. Autre phénomène important à constater le fait que la radioactivité suive les cycles naturels.

Nous illustrerons ce phénomène par l’exemple suivant :

Un accident nucléaire dégage dans l’air un nuage d’iode irradié 131 qui est précipité au sol par une forte pluie. L’herbe sera à son tour irradiée par l’iode 131, puis ce sera au tour de la vache qui part dans ce pré et se nourrit d’herbe irradiée. Cette vache produira ensuite du lait irradié lui aussi et ainsi de suite jusqu’au consommateur dont la descendance sera peut-être même également touchée. L’iode 131 diminuant de moitié par tranche de 8 jours, les dernières doses d’irradiation se révéleront probablement très faibles.

Toutefois, si nous savons qu’en homéopathie une dose extrêmement faible d’une substance identique à la maladie à combattre (dose à peine décelable chimiquement) est capable de soigner, nous devons également noter qu’une dose extrêmement faible de radio-activité pourrait produire des effets non connus actuellement. Concernant la dose limite fixée pour une irradiation d’organe, il est surprenant de constater qu’en 1976 cette dose était de 1’500 mR et qu’en 1985 elle a doublé en passant à 3’000 mR.

En outre, nous savons que le rayonnement est plus nocif s’il est absorbé d’un seul coup que s’il est étalé dans le temps.

Les symptômes, dus à la radioactivité, relevés sur les animaux sont caractérisés, quant à eux, par l’altération de l’ADN divisant ou déformant les chromosomes et provoquant, entre autres, des malformations héréditaires et des modifications des fonctions reproductrices. C’est à la botanique que nous devons les plus précieuses informations en décelant les déformations des plantes, une floraison pauvre, stérile, des malformations, des mutations ainsi que des faiblesses chlorophylliennes.

Appareils de mesures

Le scintillateur gamma

La mesure de la radioactivité se fait au moyen d’un scintillateur ou scintillomètre ou d’autres détecteurs solides qui enregistrent l’impact des photons de haute énergie (photons gamma) sur un cristal en nombre de désintégrations par seconde. Les compteurs donnent une indication en rem par heure, R/h, ou en millirem par heure, mR/h. sur un écran à cristaux liquides,. Il peut également être utilisé comme dosimètre, un accumulateur permettant de calculer la quantité de radiations reçue pendant une période donnée.

Le dosimètre de rayonnement x et gamma

D’un format de carte à puce, le dosimètre électronique fabriqué détecte le rayonnement x et la radioactivité gamma. Ce format permet à la carte d’être individuelle et portée, par exemple, par chaque employé des entreprises à risques, centrales nucléaires, centres de recherches, etc., mais aussi par les personnes soucieuses de surveiller leur environnement. Sur un écran à cristaux liquides s’affichent la mesure, le débit de dose instantané (en mR/heure) dans une pièce, la dose de rayons absorbée par le porteur (en mR) en temps réel et cumulée sur une période donnée. Une alarme sonore programmable se déclenche en cas de dépassement de seuil.

Normes pour la radioactivité

(JPEG)

En cas de guerre atomique, pour ce qui est des lésions corporelles directes, la dose limite a été fixée à 100 R dans les pays de l’OTAN et par les différentes protections civiles. Avec cette dose le soldat doit encore être capable de se battre...

La Commission Internationale de Protection contre les Radiations (CIPR) limite à 500 mR par année la dose pour l’être humain, à 5’000 mR (5 R) par année la dose pour les hommes travaillant en milieu ionisant et un peu moins pour la femme (personnel hospitalier spécialisé, industrie nucléaire, etc.).

Une constatation qui laisse perplexe : les différences entre les limites de 500 mR/an et 5’000 mR/an, soit 10 fois plus, pour le même homme, selon qu’il travaille ici ou ailleurs, dans l’industrie nucléaire ou non. Quoi de plus arbitraire qu’une telle décision ? Il ne faut pas oublier que les effets de faibles doses de radiations ainsi que les conséquences d’une augmentation de la radioactivité nous demeurent totalement inconnus.

Il n’existe pas de seuil de dose de rayonnement sous lequel il n’y a aucun effet cancérigène et génétique.

Toute dose de radioactivité est une overdose.

A quel moment le cycle génétique se modifie-t-il, à partir de quelle dose de radioactivité les espèces animales ou végétales deviennent-elles mutantes ? Nul ne le sait.

Organismes de mesures et de contrôle

Organismes internationaux

OMS Organisation Mondiale de la Santé CICR Centre International de recherche sur le Cancer CIPR Commission Internationale de Protection contre les Radiations CEA Commissariat à l’Energie Atomique

Organismes américains

EPA Agence américaine pour la Protection de l’Environnement

Organismes français

CPRM Centre de Radioprotection dans les Mines IPSN Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire OPRI Office de Protection des Rayonnements Ionisants SCPRI Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants

Organismes suisses

ASEA Association Suisse pour l’Energie Atomique

IRA Institut de Radiophysique Appliquée centre universitaire-1015 Ecublens tél. 021/693.31.65

ISREC Institut Suisse de Recherche Expérimentale sur le Cancer ch. des Boveresses 155-1066 Epalinges tél. 021/692.58.58

OFSP Office Fédéral de la Santé Publique division radioprotection-section physique et biologie Bollwerk 27-3001 Berne tél. 031/61.94.03 ou 61.94.89 ou 61.96.16


Stéphane Cardinaux

Architecte EPFL

Praticien et formateur en géobiologie et bioénergie
spécialiste en bilan bioénergétique et électrophotonique GDV

info@geniedulieu.ch



haut de la pageimprimer